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"Maintenant on est en position de faire n'importe quel style de musique, et de le faire bien."
   

Commençons par parler de postérité. Sans être trop grandiloquents. Il se trouve qu'avec les Masters At Work on ne peut pas faire autrement: ils appartiennent déjà aux meubles de la house music. C'est peu de le dire, les deux Porto Ricains de NYC en imposent. Lorsque le marketing fait dire tant d'âneries au sujet du premier artiste moyen venu, que dire en parallèle des MAW? Les descendre ? Ca glisse sur eux. Ils n'ont plus besoin de buzz. Ils incarnent un pan de l'histoire musicale de leur ville, la capitale du bon son toutes tendances confondues. C'est pour cela que le label West End, bastion du disco de bon goût et du Paradise Garage, leur a demandé de retoucher récemment son catalogue. Ils ont fait danser anonymement des milliers de gens à travers la planète, DJs y compris. Beaucoup de ces derniers auront appris d'eux le savoir faire. Ils ont su remixer ce que la Terre compte de stars, de manière écoutable s' entend (Madonna, Michael Jackson, du lourd on vous dit). Ils ont su mixer leurs envies à celles des grooveurs les plus marquants des trente dernières années, sur leur projet Nu Yorican Soul notamment (featuring Tito Puente, George Benson, ou Roy Ayers encore présent sur ce troisième LP). Leur influence sur les musiques à danser underground et mainstream est immense. Bref, les Masters sont hors compétition. Kenny 'Dope' Gonzales et 'Little' Louie Vega ont d'abord hérité de la fièvre salsa, leurs familles respectives trempant dedans à des degrés divers. Depuis son Bronx natal, Kenny sera vite happé par le hip hop et ses beats cogneurs. Dès 85, il vend des bombes rap dans une boutique locale et finira même par remixer le « Mass Appeal » de Gangstarr! Aguerri, il usera de ce background pour renforcer le kick house comme personne d'autre. Le mot 'Dope ', pas simple à intercaler, prendra alors tout son sens. Louie Vega a connu un itinéraire plus immergé dans les musiques latines, abordant la house sous un jour caliente. Tous deux étaient DJs à la fin des années 80, lorsqu'ils décidèrent de s'associer. A la fin de la décennie suivante paraissaient deux coffrets définitifs de 4 cds chacun rassemblant leurs dizaines de titres. Maintenant c'est l'heure du coming out: le secret le mieux gardé de la house music va enfin se dévoiler. Convoqués à New York dans les locaux de Tommy Boy, label hip hop avec lequel ils ont signé un deal pour cet album (« Our Time is Coming »), nous nous retrouvons à négocier la session photo avec eux en direct puisqu'ils n'avaient pas été prévenus et 'préparés'. Les Maîtres Au Travail se conduisent en stars surprotégées, on est là pour ça mais pas que pour ça, et après quelques réponses lapidaires, on les sent plus enclins à nous raconter dans le détail leur vision fédératrice des grooves. L'entretien, tel quel.
 
Votre nom est archi établi au sein de la scène club, mais en dehors.
LLV: C'est pourquoi notre album s'appelle « Our Time is Coming » (littéralement, 'Notre heure arrive', NDR). Ce n'est que notre troisième LP, après le Nu Yorican Soul, qui était plus en rapport avec la musique avec laquelle on avait grandi tous les deux. Pour cet album, on a eu d'abord envie de faire entendre les vocalistes. Ce sont des artistes incroyables mais on ne les entend jamais sur des albums, donc c'était cool, le package était là.

Les gens peuvent prendre ces chansons pour des remixes, mais c'est vous qui les avait écrites.
LLV: Oui, on a bossé ensemble depuis le début. Les vocalistes étaient présents dès qu'on a composé chaque morceau.

Mais pour les connaisseurs, vos nombreux fanatiques, ce sont des chansons déjà sorties sur des maxis.
LLV: Exactement. Mais comme tu disais le grand public ne les connaît pas. On voulait présenter un certain son, qu'on fabrique depuis des années. Et on a pris ce qu'on pensait être le meilleur de ce son.

Beaucoup de producteurs house, vocale qui plus est puisque c'est de ça qu'il s'agit, ne font pas des albums strictement club. Mais avec ce disque vous prouvez que ça peut fonctionner comme ça.
LLV: En fait, tu n'as pas besoin d'être fondu de garage pour écouter et apprécier cet album. T'as des gars du hip hop, de la scène jazz qui ont accroché. Et pourquoi? Parce que nos influences sont toujours là: la matière première peut venir des Caraïbes, d'Afrique, des rues de New York. On veut transgresser les frontières. Pour nous c'est du RnB uptempo. En fin de compte, si tu fais une musique de qualité, tout le monde va l'aimer.

D'ailleurs le choix du premier single « Work » est assez provocateur en un sens avec ces vocaux ragga.
KDG: Ce qui s'est passé avec « Work », c'est qu'un pote de Brooklyn qui a un label indépendant a sorti le morceau. A force de le jouer, comme on avait à chaque fois de grosses réactions, on a voulu se l'approprier. On l'a retravaillé, on en a fait une version club en le ralentissant parce que l' original était très rapide. On a pas peur d'aller dans ce genre de directions, qui peuvent s'inscrire dans ce projet. On en a assez de cet état de fait dans la dance music. Tu fais des maxis, et les seuls albums qui sortent sont des compilations. A partir de maintenant, on va se concentrer là dessus. On a le label (MAW inc, NDR), on va encore sortir des maxis et faire des remixes, mais on a l'intention en plus de faire des albums.

Vous pensez que votre production était trop disparate?
KDG: Oui, et puis ce n'est ni le même travail, ni la même reconnaissance à l'arrivée. Les gens prennent les albums plus sérieusement.

Et pour le timing: fallait-il attendre plus de dix ans pour vous lancer dans la production de LPs?
KDG: Clair. On a pu faire nos armes, expérimenter en remixant, en faisant des maxis. Maintenant on est en position de faire n'importe quel style de musique, et de le faire bien.

C'est vraiment une période de transition pour vous.
LLV: Oui, on se sent comme un gros poisson à l'étroit dans un aquarium, et qui veut sauter dans la mer. Et l'aquarium est un peu boueux pour Kenny.
KDG: On va faire le gros break. En Europe, cette musique est mainstream. On peut en vendre des tonnes. Mais la club music aux USA, c'est un autre monde, tout petit. Et tout le monde pense petit, les labels, les distributeurs. Ils nous disent: on va vendre 3000. Mais je connais 3000 personnes moi même (rires)! Ca peut se passer. Ca s'est déjà passé une fois. Alors, sautons dans l'eau!

Et vous pensez quoi des Daft Punk et autre Bob Sinclar, qui vendent des millions?
LLV: On les respecte. Chacun a sa définition de la dance music. Il y a de la place pour tout le monde.

Pour revenir à « Work », c'est comme un nouveau style de house que vous avez inventé.
KDG: Ah ouais, ça pourrait être un style à part entière. On pourrait en faire plein d'autres dans le genre. Après c'est plus une question de temps. Il n'y a pas assez d'heures dans la journée pour faire tout ce que je voudrais. J'ai plus d'idées que de temps. C'est frustrant. A l'avenir.

Vous êtes de grands perfectionnistes en plus, ça n'arrange rien.
KDG: Ca c'est naturel. On a pas de seconde chance en studio. Si ça passe pas le test, on jette et on refait. On passe pas trop de temps à se demander, la musique, on la ressent comme ça. Oui, on est perfectionnistes. Par exemple, sur l'album qu'on a fait pour West End, on a eu un problème de mastering. Alors on a dit: yo, on a passé suffisamment de temps en studio pour le faire sonner correctement, et après le mastering, ça va pas. On a dû faire plusieurs réunions mais on a réussi à se faire comprendre des gens de West End. Si je vais mettre mon nom sur quelque chose, je sais que ça doit sonner. Louie pareil. C'est pour notre public. Il raque, je le respecte, je veux lui donner 110 %.

Et ça rend. Du coup, les gens vous copient, comme les sons de tes kicks, Kenny?
KDG: Je trouve ça bien. Ils essayent de capter ce que je fais pour avoir ces kicks. J'ai entendu qu'en Angleterre un type avait même créé un logiciel pour les reconstituer. Le son et la structure. Mais je ne me fais pas trop de soucis. J'ai énormément de techniques (rires). Je conçois mes rythmiques d'une certaine façon, le bounce dépasse la stricte technique, on ne peut pas l'imiter. Mais c'est bien d'essayer!

Et s'ils y arrivaient?
KDG: Impossible. Mais je crois que les gens devraient vraiment essayer de le faire par eux mêmes. J'ai écouté, étudié des disques pendant longtemps avant de faire de la musique. Il n'y a que comme ça que ça peut se faire.

Vous avez commencés par faire DJ/producteurs, avant d'être songwriteurs. Connaître son studio aide à écrire de belles chansons?
KDG: La seule chose que je dirai, c'est que c'est dur lorsque tu n'arrives pas à transvaser. Par exemple, en studio, quand tu n'arrives pas à te faire comprendre d'une chanteuse, c'est la pire des choses. Moi, je suis un autodidacte en musique au contraire de Louie qui a quelques connaissances de solfège. Donc je travaille à l'oreille. Mais si t'as une idée en tête et que tu ne sais pas comment la jouer, c'est le mur, c'est horrible. Je veux apprendre, pour atteindre encore un autre niveau. Je ne sais pas encore quand on trouvera le temps...
LLV: Sur les avions!
KDG: Ouais, c'est tout ce qui nous reste. Mais pourrons nous aller jusque là? Si on arrive à maîtriser ça, alors je ne vois pas ce qui pourra nous
arrêter.

Et quand vous parlez de faire plein d'albums, ça fait combien? Un album par an?
KDG: Non, je parle de deux, trois albums par an! Différents. On aura un autre album, notre disque électronique, à l'automne 2002. Ensuite, quand celui là sortira, on fignolera celui de Nu Yorican Soul pour début 2003. Ca va être un calendrier serré. On a besoin de se fixer ça, de s'organiser parce qu'on est assez dispersé, avec le dee jaying et tout ça.

Comptez vous faire des concerts pour promouvoir ces albums?
KDG: Non, plutôt par set de DJs. Et puis par street marketing. Je suis en train de mettre ça au point. Une street team pour New York, Philadelphie, Washington, Miami, Chicago. Faire un travail de proximité. Ensuite en Europe. Dans les années 80, on faisait de la vraie promotion. Du bas vers le haut. On arrive en France, on prend tous les e mails à l'entrée de la teuf, et on tient les gens au courant. Faut combler le manque d'informations. C'est ce que le rap a su faire, sérieusement. Il n'y a pas de raison qu'on ne puisse pas le faire à notre échelle. Si on va en France et que personne ne peut acheter notre disque, à quoi ça sert?

Tu parlais de commencer la promo aux States. Et effectivement, vu de France, c'est là que vous en avez le plus besoin!
KDG: Tu m'étonnes! On est conscient de cette situation et on a déjà commencé à remuer tout ça. Et on a un feedback sacrément positif. Tu leur donnes des échantillons gratuit, tu les traites bien, et ils sont plus que contents de te suivre. On y va. Et j'espère que d'autres labels feront la même chose. En Europe, on est au top, mais même là bas, t'as trop de disques qui sortent. Nous on vend tout en une semaine, et ils ne recommandent pas immédiatement parce qu'il n'y a pas assez de place dans les magasins, j'ai cru comprendre.

Depuis combien de temps vous avez fait ce brainstorming?
KDG: Deux mois environ. C'est tout frais.

Mais ça participait de votre légende que de ne pas bien trouver vos disques?
KDG: Les petits labels savent depuis longtemps qu'en se servant de notre nom ils vont vendre un paquet. C'est pourquoi on a décidé de se remettre au centre des préoccupations.

Et signer su Tommy Boy, c'était une grande surprise.
KDG: Même si Tommy Boy connaît des troubles (depuis novembre, date de l'interview, le label a effectivement coulé, NDR), ils sont capables de vendre ce genre de disques. Et on a gardé la distribution vinyle.

Auriez vous pu faire tout ce que vous avez fait sans venir de New York?
KDG: Oui et non. En voyageant dans le monde, on s'aperçoit que même si Londres se rapproche de New York, ça reste la ville de référence. Le hip hop dans le uptown Bronx. Toute la dance dans downtown Manhattan. A Portland, dans l'Oregon, t'as des milliers de disques de jazz des années 70. A la Nouvelle Orléans, c'est le funk. Mais à New York, t'as de tout. Pas seulement les styles de musique, les cultures.

Après à New York il y a plein de sub genres, comme le freestyle (sorte de garage. freestyle des années 80, NDR).
KDG: Le freestyle, c'est New York, Chicago et Miami. Après ça s'est transformé, c'est devenu la Miami bass. Qui est elle même devenue la jungle, puis le two step. C'est toujours la même chose, c'est juste les noms qui changent vraiment.

Parmi les producteurs de house, vous êtes aussi parmi les seuls à toujours avoir une oreille pour les autres styles de dance music.
KDG: Anything thats funky.
LLV: Qui sait même un truc de two step pourrait nous faire kiffer.

Ca s'est passé déjà?
LLV: Pas encore, mais on lâche pas l'affaire! Tu ne sais jamais. A Miami, j' ai joué avec Roni Size, quand il commençait. J'ai joué de tout, jungle, old school et house bien sur. Tous les househeadz (sic) se demandaient ce que je foutais? Je cassais une règle. Mais deux trois personnes ont adoré, ont compris. Peut être que les autres ne sont pas aussi rapides. En principe tu peux faire ça, même si c'est le truc le plus dur à faire, mélanger les tempos, les musiques. Les autres étaient en colère. Comme si je n'avais pas le droit de le faire!

Parlant dee jaying, vous vous produisez ensemble très rarement. Pourquoi?
KDG: On peut le faire mais on a besoin d'un certain set up. On mixe pas du tout de la même façon, donc on a besoin du même équipement. Personne n' arrive à nous offrir les conditions optimales, alors on est jamais entièrement satisfaits. Si t'es pas confortable. Tu vois on est pas de la même taille. Parfois Louie doit mixer sur un tabouret (rires), sinon c'est moi qui me casse le dos en passant quatre heures à me baisser. Les platines sont trop loin l'une de l'autre. Ce que je veux dire aux promoteurs, c'est que quitte à payer beaucoup d'argent pour nous faire venir, autant faire en sorte qu'on puisse faire la meilleure performance possible.

Comment se fait-il qu'ils n'arrivent pas à remplir toutes les conditions?
KDG: Ils s'en battent les couilles, voilà pourquoi! On leur écrit toutes nos demandes, clairement, et ils se trompent de numéro de série de la table, etc. Alors on s'énerve, on joue quand même parce qu'on est là, mais on donne pas le meilleur de nous mêmes. Alors on a arrêté de mixer ensemble en ce moment.
LLV: Une seule fois, au Japon, ils ont tout suivi. On aurait demandé un stylo sur le coin de la table, ils l'auraient mis, tu vois? Et du coup c'est un grand souvenir.
KDG: C'est juste comme t'as dit, on est des perfectionnistes! La raison pour laquelle on veut tout ça, c'est qu'on ne prépare pas nos sets. On joue pour le public, donc en fonction du public. Et on ne veut que se concentrer là dessus.

C'est marrant parce que ça semble plus galère d'installer une scène de concert, sauf pour vous en fait.
KDG: Le truc, c'est que les mecs comprennent pas que ça compte. Comme tu dis, ça devrait être simple, mais en général c'est bidon.

Reparlons musique. Qu'est ce que cet album électronique que vous avez mentionné toute à l'heure?
KDG: Dirt! Un truc poussiéreux, salace. Des synthés, de la batterie. Un truc qui va claquer.
LLV: Un projet rock alternatif mais en synthétique.
KDG: Et même si t'as sûrement des mecs là bas qui vont nous piquer l'idée. Allez y! De toute façon vous y arriverez pas.

Si vous en parlez, c'est que c'est déjà là?
LLV: T'inquiètes pas, c'est dans la boîte!

Vous aimez invité des gloires du passé sur vos disques. Qu'avez vous appris d'eux?
KDG: Déjà en écoutant leurs disques. Ensuite, par leur façon de capturer tes idées. Les gens qui ne s'intéressent pas à leurs aînés sont des crétins ignorants. Si tu veux de la techno, écoutes Rythm Is Rythm, Juan Atkins, Jaguar. Pas toute cette merde trance que t'as sur le marché. Si nous on peut faire le lien avec les anciens, on se doit de le faire, d'exposer leur musique à nos fans. 90 % des gens qui nous aiment nous suivent. On envoie un message à travers ça.

La house de Chicago par contre, ça vous a jamais trop branché.
KDG: Je ne comprends rien à cette ville. J'ai un pote là bas, Terry Hunter, dont la théorie c'est que t'as trop de haine là bas. Ils ont développé un son énorme. Marshall Jefferson mettait déjà des instruments live dans sa musique en 85. On n'y pensait même pas.
LLV: Ou « Promised Land ». Ils ont plus l'envie.


Le côté spirituel de la house a aussi un peu disparu, dans les lyrics, non?
LLV: Pas vraiment. Ca reste des love songs. Sur notre album, on a mis un message de quelqu'un qui était au World Trade Center le jour du drame et qui dit que notre musique lui a sauvé la vie. C'était important. Mais tu sais Stephanie Mills, on lui a demandé ce qu'elle voulait chanter, et elle nous a répondu: un latin lover, je n'en ai jamais eu (rires)! D'autres filles pourront s'y retrouver. Mais on laisse les vocalistes choisir.

C'est ça, vous laissez les autres intervenants faire des choix sur vos disques. C'est généreux!
KDG: On fait confiance. Quand on invite quelqu'un, on sait ce qu'on peut faire ensemble.
LLV: On adore collaborer avec des gens. On a pas de problème de communication. On met les gens à l'aise dans notre environnement, et c'est ça qui peut déchirer.

Quels sont les gens avec qui vous aimeriez collaborer dans un avenir proche?
KDG: OK. Bilal, Jill Scott, Stevie Wonder, plein de gens.
LLV: Le rêve ce serait Quincy Jones. On a tellement appris de lui, de sa production, mais aussi en business.

On a vu ça. Bon, dernière question: votre nom n'a-t-il pas été parfois dur à porter?
LLV: Au début, non. Mais maintenant les gens attendent de nous des miracles. Ceux qui sont déçus par cet album auraient voulu un Nu Yorican Soul 2. On le sent dans leurs commentaires. Mais par exemple quand on se présente à des gens qui nous connaissent pas, et on dit: Masters At Work, les mecs nous regardent, et ils font, ah putain les Masters At Work, wouah (rires). Beaucoup de gens avec qui on a travaillé sont des Masters At Work, comme
Benson, Roy Ayers. Ca met la pression mais on aime ça.
KDG: Je n'y ai jamais trop pensé.
LLV: Je me souviens d'une anecdote, le jour de notre rencontre avec Tito Puente. Il a pas tiqué sur le nom Masters At Work, mais on lui a dit qu'on faisait de la dance music, il nous a dit: dance music, aha, ça c'est un grand mot! Et il s'est barré avec un sourire sarcastique. Tito Puente, putain, il savait de quoi il parlait!

Gregory Papin


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