Plus d'infos sur ce disque
 
La playlist de Ursula Rucker
 
http://www.studio-K7.com
Site officiel de Studio K7, maison des compilations DJ Kicks ... Allez y sans attendre pour découvrir en real video le clip de Funkstörung par les Designers Republic.

Artiste associé
 
    King Britt


Toutes les interviews
 
    A Guy Called Gerald
    A Reminiscent Drive
    Alex Attias
    Amon Tobin
    Anne Laplantine
    As One
    Atjazz
    Boozoo Bajou
    Bougie Soliterre
    Broadcast
    Bruno (Naked Music)
    Burnt Friedman
    Charles Webster
new
    Chateau Flight
    Coldcut
    Cosmo Vitelli
    Cristian Vogel
    Daft Punk
    Daniel Bell
    David Blot
    David Duriez
    David Mancuso
    Demon
    Derrick Carter
    Dimitri from Paris
    DJ Deeon
    DJ Food
    DJ Grégory
    DJ Hell
new
    DJ Krush
    DJ Mehdi
    DJ Q
    Doctor L
    Dzihan & Kamien
    Etienne de Crécy
    Eva Gardner
    Fauna Flash
    Fink
    Freaks
    Frederic Galliano
    Funk D’Void
    Funkstörung
    Gilles Peterson
    Gonzales
    Hefner
    Herbert
    Hexstatic
    Howie B
    I Cube
    IG Culture
    Isolée
    Ivan Smagghe
    Jack de Marseille
    Jazzanova
new
    Jazzy Jeff
new
    Jef K
    Jeff Mills
    Jérome Pacman
    Jérome Sydenham
    Joakim Lone Octet
    Joe Claussell
    John Thomas
    Juryman
    Kerri Chandler
    Kid Koala
    Kings Of Tomorrow
    Kutmasta Kurt
    Le Tone
    Leila
    Les Gammas
    London Elektricity
    Losoul
    Luke Vibert
    Markus Nikolai
    Masters At Work
new
    Maurice Fulton
new
    Mel Cheren
    Metro Area
new
    Mira Calix
    MJ Cole
    Modaji
    Neon Phusion
    Neptunes
new
    Nubian Mindz
    Only Child
    Osunlade
    P'taah
    Palm Skin Productions
    Phil Asher
    Photek
    Plastikman
    Playin' 4 The City
    Pole
    Rae & Christian
    Rasoul
    Reprazent
    Richard Dormeister
    Romanthony
    Saint Germain
    Scanner
    Seiji
    Slum Village
    Snooze
    Soldiers of Twilight
    Soul Designer
new
    Spacek
    Stephan Grieder
    Tasho (Panhandle)
    The Hacker
    The Micronauts
    Thievery Corporation
    Tipper
    Troublemakers
    Ursula Rucker
    William Orbit
    Wookie
    Zend Avesta
    Zero DB
new

Les interviews par style
 
    Electro-soul (37)
    Electronica (14)
    Garage (7)
    Hip-hop (8)
    House (27)
    Jungle (4)
    Old school (9)
    Techno (12)

Envie de poser des questions aux artistes que nous interviewons ? Envoyez-nous vos questions par email et nous les leur poserons pour vous. Les prochains rendez vous sont fixés avec King Britt, Tom Middleton, Metamatics, Rainer Trüby, DJ Rush, DJ Assault, Cinematic Orchestra, François Kervorkian, Schatrax, Ursula Rucker, Moodyman, Derrick May, DJ Garth ...
 
Metro Area
Neptunes
Jazzy Jeff
Masters At Work
Charles Webster
Jazzanova
Soul Designer
Pour consulter nos interviews de la semaine, cliquez sur les vignettes ci-dessus. Obtenez les noms des artistes interviewés sans cliquer en laissant le curseur de la souris sur la vignette et consultez nos archives en bas de page.
 
 
 
Sorry, your browser doesn't support Java.  Ursula Rucker
 
"Tu as beaucoup de choses dans la voix, le rythme, la sonorité."
   

Habillée d’une reverb et d’un delay court, la voix d’Ursula Rucker est d’une beauté déconcertante. Elle incite à tendre l'oreille. Poétesse – et pas rappeuse ! – originaire de Philadelphie, cette jeune femme noire parvient à concilier sans heurts refrains soul urbains et discours réfléchis sur son premier album « Supa Sista ». On pense à Saul Williams, son alter ego masculin des spoken words, en moins incantatoire. Rayez Saul Williams, ça n’a même rien à voir. Quand ce dernier puise de plus en plus son énergie dans le rock, elle choisit de se poser sur une musique captivante et on ne peut plus soulful, qui va des accords de claviers pénétrants au seul tapis de percussions. Ce n’est pas du RnB, même si c’est syncopé et chiadé, mais pas du tout aguicheur. De la chanson à texte, dans un murmure. Lors de son passage à Paris, nous avons sollicité une interview. C’est ici.
 
Parlons d’abord de soul. Les spoken words se posent joliment sur l' electro soul.
Philadelphie est une ville pleine de soul. C’est une vraie ville, où les gens doivent bosser dur, personne ne joue là bas. Là où je veux en venir c’est que c’est pas très glamour, alors on se donne du courage, et c'est lié au fait d'écouter, et de jouer de la soul music. Et ce n'est pas l'instrument mais l'âme qui fait la soul music.

Avec les Soulquarians, la ville est à nouveau associée à l’esprit Philly Soul. Que penses tu de la nu soul ?
J’aime beaucoup la plupart des chanteuses, et des groupes qui gravitent autour des Soulquarians. On traîne dans des barbecues, tout ça.

Comment as tu choisie tes producteurs ?
Ca dépend. Certains m’envoyaient des musiques toute faites, avec d’autres on en discutait avant. Je voulais avoir plusieurs compositeurs, mais une production homogène. Je suis pas mécontente du résultat.

Tu en as refusé ?
Oui, mais je ne dirai pas lesquels.

Dernière chose. Tu leur a donné des instructions ?
Oui, je recherchais des choses précises, mais je ne sais pas fabriquer la musique, ni monter les morceaux. Mais on a pas rencontré beaucoup de problèmes, surtout qu’avec certains comme King Britt on a travaillé ensemble pendant des années.

Finissons en avec la confusion entre rap et spoken words, d’accord ?
Rapidement, on raconte pas autant de conneries que la majorité des MCs. La quasi totalité du rap n’est pas à prendre pour de la poésie. Depuis les racines du rap, les Last Poets ou Gil Scott Heron qui parlaient sur des percussions, des breakbeats, c’est connecté, mais la musique des mots et les mots employés font la différence. On a pas les mêmes combats. Ceci dit, il existe de très bons rappeurs.

Le ton de l’album est parfois très moralisateur, plus que sur tes travaux précédents.
Pour terminer la comparaison avec le rap, parce que là c’est un bon exemple, l’écriture n’est pas la même. Je ne tiens pas à exprimer les mêmes choses. Si tu veux je suis moralisatrice, mais en aucun cas puritaine.

Par exemple, par rapport à la technologie. Tu as l’air globalement contre ?
Non, pas du tout. Je suis contre l’usage que la plupart des gens en font, la course à l’équipement ultra perfectionné, tous les gadgets électroniques, ça me rend nerveuse. La technologie entrave vraiment à la communication. Je suis pour que les gens se parlent, en tête à tête, comme là, tout de suite. Et puis c’est autant d’argent qui partent dans les caisses des multinationales. Les gens n’en verront pas la couleur. Le bug de l’an 2000 aussi, ça m’a complètement ahurie. Qu’on arrive à faire croire aux gens que la Terre allait s’arrêter à cause de trois pannes informatiques, j’en reviens toujours pas.

D’où t’es venu ce goût pour la poésie ?
A l’école, j’étais très studieuse, surtout pour les cours d’anglais. J’adorais lire, écrire. Je l’ai toujours fait. Ca m’a apporté une certaine rigueur, dont j’ai eu beaucoup besoin là où je vivais.

On va croire que ton disque est austère, alors que c’est tout le contraire.
Je l’espère.

Une question importante : penses tu que le seul timbre de ta voix puisse transmettre les émotions de ton disque ? Comment lever la barrière de la langue ?
Il m’arrive d’écouter des musiques étrangères, justement pour ça. Tu as beaucoup de choses dans la voix, le rythme, la sonorité. Et puis on devrait mettre sur internet des traductions très bientôt.

Tu travailles ta voix au quotidien ?
Par périodes. Je suis bien obligée, avant chaque performance.

Comment te produis tu sur scène ?
Avec un percussionniste et un guitariste, qui rejouent certaines parties des morceaux. On ne coûte pas trop cher comme budget ! Parfois un bassiste, comme à Montreux.

Gregory Papin


actU mUzik     cOntact Ecouter un mix en real audio de I:Cube aIde English