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Terrence Dixon
From the Far Future
Tresor
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Cet album aurait été au premier abord plus honnête s'il s'était appelé "Far from the Future". La musique de Terence Dixon ne vient certainement pas d'un lointain futur mais plutôt d'un passé tellement mythifié que l'on en vient à le mépriser, c'est à dire Detroit circa 1986. Tout dans ce disque est empreint d'une écoeurante nostalgie : reprise des thèmes chers aux Belleville 3 -Juan Atkins a d'ailleurs produit son album "Skynet" avec l'aide de Dixon- comme l'espace et la technologie, bref tout ce qui fait futuriste, mais aussi des tas de nappes à la chaleur neutre, des montagnes de rythmiques electro vintage, vidées de toute sensibilité car rabâchées depuis facilement 5 ans par à peu près tous les producteurs voulant s'écarter du dancefloor pour mieux comprendre la soi-disant sagesse de Motorcity. C'est donc un disque-caricature, une oeuvre parodique que ce "From the Far Future" et cela à l'insu de son créateur qui est peut-être persuadé d'avoir accompli quelque chose de grand. En moins de dix ans, la techno "originelle" de Detroit aura réalisé ce que le rock a mis trois fois plus de temps à atteindre : le stade d'auto cannibalisation. S'il-vous plaît les gars, arrêtez maintenant, au moins Chuck Berry et Elvis avaient un vrai public qui en voulait, vous n'avez quant à vous qu'une assemblée de cognoscenti conservateurs disséminés dans les pays riches. Etienne Menu
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