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Daniel Bell
Globus mix vol. 4 : the Button Down Mind
Tresor
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Dj et producteur de Detroit, propriétaire des labels 7th City, Accelerate et Elevate, Daniel Bell joue et conçoit une musique assez peu respectueuse des dogmes imposés par le canal régional historique -il faisait d'ailleurs partie de Cybersonik avec Hawtin et Acquaviva, militants d'un son plus dur chez +8 . Peu de nappes, pratiquement pas de véritables mélodies et encore moins de beats fiers et robotiques, c'est assez négativement que l'on pourrait décrire le style de Daniel Bell, présent par deux fois sur cet album de mix, tout comme Herbert dont il se rapproche beaucoup. Tous deux partagent en effet un goût prononcé pour la dissection des codes rythmiques de la deep house, ce qui les pousse à préférer les structures bancales et maladroites, très humaines car susceptibles de se planter. C'est de la house dansante lorgnant parfois vers une froideur assez technoide mais toujours ludique, qui jamais n'obéit aux règles du dancefloor, abstraite et entêtante bien que dépourvue de tout riff évident. Et c'est carrément jouissif de constater que l'on peut encore se bouger spontanément sur des beats 4/4, sans filtres s'il-vous-plaît. Ce microcosme renégat, fausse-couche de la nu-house d'il y a 3 ou 4 ans et de la techno minimale, est ici représenté par les labels Rainycity, Playhouse, The Echo ou Svek. Sans pour autant crier au génie et au renouveau d'un courant embourgeoisé, ce sympathique sous-genre bégue et mutilé nous détourne quelque peu de l'ennui en nous faisant danser comme des niais. Etienne Menu
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