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Funkstörung
Appetite For Destruction
Studio K7
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Success story de l’underground teuton, les Funkstörung ont séduit Björk, Studio K7 et le New York Times. Pas si mal pour ces ingénieux techniciens sonores de Rosenheim, décompléxés, capables de briser la glace avec leurs machines. On pense à Autechre (de « Amber ») pour leur côté latin subliminal, comme sur les grooves tordus de « Test » ou « A8KM34 », mais imprégné de leurs propres personnalités. Au dessus de ces bandes-sons déstructurées jusqu’à l’os, des featurings inattendus : MC Triple H vient rapper sur trois titres (dont le magnifique manifeste underground « Grammy Winners »), la chanteuse Greenwood illumine « Think » et sa collègue Carin fait des vocalises sur la jungle détraquée de « 1/O ». La musique de Funkstörung capte votre vigilance, grâce à des artifices minutieux bien connus, pièces maîtresses de leurs cocktails soniques : modulations excentriques, ruptures perpétuelles et privates jokes intelligentes (le superbe et aérien « Mind The Gap » avec un trou au milieu). En fait, la musique de Funkstörung conserve une part de mystère après chaque écoute, preuve inéluctable que l’on tient un grand album entre les mains, le genre de disque qui amène à se poser des questions existentielles. Alors le futur que nous réserve-t-il ? « Apetite For Destruction » n’est ni un mode d’emploi, encore moins une boule de cristal, mais un beau cadeau réservé aux gourmand(e)s. Gregory Papin
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