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Romanthony
R.Hide In Plain Site
Glasgow Underground
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Encensé de par le monde, Romanthony est un grand farceur. Posant en couverture de nombre de publications offline, le funksta du New Jersey prétend encore avoir des états d’âmes devant le succès et la vie facile qui pourraient s’offrir à lui. Pourtant avec un album de cette trempe, Romanthony va avoir du mal à sa cacher entre les gourmands apétits respectifs de sa maison de disques et de ses fans. Après une compilation de singles qui avait émoustillé bien des amoureux de house music (« Romanworld ») tout en en décevant beaucoup d’autres, le producteur de Black Male records tient sa revanche sur l’anonymat dans lequel il se confinait jusqu’à présent (et depuis de longues années…). C’est peu de dire que sa house vocale vigoureuse a un certain potentiel commercial, et cela tient à la principale qualité du bonhomme : une profonde générosité. Des refrains soulful et uplifting transportent l’auditeur sur presque tous les morceaux (« Wreck » notamment), et ce n’est pas tout. Le single « Bring U Up » est un prolongement honorable de l’œuvre de James Brown avec plus de volupté, « Luv Somebody » une chanson d’amour universelle sur un beat ascendant, « Floorpiece » un track débordant de vibrations dans un esprit festif hardcore, « Count Da Ways » un essai breakbeat qui ne ressmble à rien et « Body Language » a une structure r n b inversée qui démontre la liberté de son auteur. Attachant par son détachement face aux codes musicaux, Romanthony ne réalise pas pour autant un sans faute. Parfois, comme sur l’ouverture « Countdown 2000 » ou la référence à Prince « Faraway », l’hypnose opère moins bien. Mais pour l’essentiel, on confirme que c’est assez grandiose. Gregory Papin
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