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DJ Assault
Belle isle tech
Mo Wax
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L'actuel et tenace manque de crédibilité de Mo'Wax les pousse à sortir des choses allant totalement à l'encontre de leurs principes esthétiques de départ. Qui aurait cru que le bon goût abstract hip-hop si en vogue voici cinq ans puisse finalement s'enticher d'un genre peu réputé pour sa deepness et son abstraction, à savoir la bass music? Personne ou presque. En tous cas, c'est toujours bien de pouvoir écouter les productions des ghettos de Detroit si rares pour les Européens gavés de Stacey Pullen ou de Kenny Larkin que nous sommes, donc merci pour la distribution, Mr Lavelle. Pour ce qui est de la musique à proprement parler, autant dire directement que c'est du brutal. Des kicks electro ou techno dans un état de perpétuelle nervosité, des snares de 808 ultra-secs et surtout d'essentielles basses rampantes plaquées à la barbare, voilà pour la structure primitive; ensuite, bizarrement, ça devient assez abstrait, bribes de voix frénetiquement programmées, phases rappées par hustlers désabusés -visiblement gavés de hoes autour d'eux-, cris sans motifs, claviers absurdement guillerets, vocaux presque androïdes qui nous narrent avec austérité leurs problèmes existentiels ('Everywhere I go I see the same hoe'). DJ Assault apparaît finalement comme une sorte de dadaïste électronique qui aurait sacrifié toute signification possible pour faire la fête. Bravo dj, tu as réussi. Etienne Menu
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