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Autechre
Confield
WARP
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Shrmksvulv. Tiens, l’electronica dévissée d’Autechre. La livraison annuelle du groupe de Sheffield a exaucé notre volonté. La raideur industrielle de leurs dernières productions complètement désossées devenait intenable : il était grand temps que nos deux b boys autistes reprennent leur souffle. Car on est seuls à le dire mais « Confield » est bel et bien un retour à la source. Pas en termes technologiques, mais en termes structurels. Il rappelle par endroits les climats cassants de « Tri Repetae », leur dernier album en date à délivrer un message (subliminal mais reçu par quelques uns). Que les intégristes se rassurent néanmoins : leur savoir est éternel et leurs architectures soniques criblées sont quoi qu’il arrive diamétralement opposées à l’entendement de la bande FM. En d’autres termes on est loin de Radiohead. Alors ce qu’on a auditionné ici : des répercussions inavouables de leur intervalle hip hop (« Pen Expers »), une contemplation post apocalyptique (« Sim Gishel », « Bine »), des frottements et des suintements (« Parhelic Triangle »). Autechre, c’est les terminators de l’électronique : des fossoyeurs qui raniment leurs machines pour pouvoir les éxécuter une seconde fois. Une musique tellement électronique et qui bouge encore que ça en devient presque surnaturel (les deux derniers titres sont à cet égard très causants : « Uviol » et « Lentic Catachresis »). Dans le fond, un seul mot viendra à l’esprit à la fin de « Confield » : borderline. Gregory Papin
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