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Dream Sequence
Final Transmission
Tresor
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Depuis sa première transmission sur le label chicagoan DJ International dans la seconde moitié des années 80, Blake Baxter a trouvé refuge en Allemagne, d’abord chez Disko B et maintenant chez Tresor. Sa série Dream Sequence, dont ceci est le troisième volume, a débuté en 1992. A l’instar de celle d’un Juan Atkins, sa musique a un côté conspiration démodée, pas dans le sens interstellaire du premier, mais avec des accès d’hémorragies sonores aiguës. Une techno basique et instinctive qui a une mine défaite, mais à force de turpitudes, en devient très désirable. Sur les deux CDs le robinet rythmique coule à flot (« Laugh And Dog »), entrecoupé de downtempos suintants (« Telescopic »), voire même d’instrus rap avec des claps (« Come 2 Da De »). A mille lieues de la tech house proprette qu’on se coltine tout le temps en boite, Blake s’appuie sur ses réflexes detroitiens pour tenter des métamorphoses survoltées (le vocal « Intoxicated »). En témoigne aussi les afflux de charleys sur « If You Were Mine », tellement sentis qu’ils n’épargneront personne. Le second CD se cantonne pour l’essentiel à une certaine idée de la luxure, avec un doigt de soul sur « We Vibe » ou des beats brusques et retournés partout ailleurs, parfois même à des vitesses assez imprudentes (« Weomp »). De la ghetto techno, freaky et sexy, glauque aussi par endroits. On finit par faire plus que flirter avec le vulgaire, d’accord, mais ça n’a rien de fâcheux. Qui souhaiterait l’extinction des dinosaures après avoir goûté à cette « Final Transmission » ? Gregory Papin
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