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Miguel Graça
Shining Stars
Bombay
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Recadrons : des girafes sur fond de ciel orange (l'apanage des sorties de Bombay records), voilà une illustration tangible des excentricités de Miguel Graça, artiste canadien qui pratique une house naturaliste, c’est à dire pleine de sons équatoriaux… On est complètement d’accord : la trance et Julien Jabre ne devraient pas avoir le monopole de la dance music environnementale ! Heureusement Graça, avec la cédille, n’a pas que les bruitages de la jungle et de la savane à mettre en avant tout au long de son premier LP « Shining Stars ». D’abord il y a ces effets de manche grattés omniprésents et un peu tape à l’œil (« Speak My Mind »). Ensuite une rythmique pugnace qui souligne affectueusement les à côtés exotiques du beat (le cinglant « Pineapple », la deep house sensuelle de « I Found Love »). Amusant de voir d’ailleurs ces rythmiques se dédoubler à la manière des déesses indiennes. Parfois aussi, mais c’est moins à son avantage, il pousse une chansonnette ramollie sur le sable, de sa voix nasillarde (« Rollin’ »). On préfère le vocal féminin pénétrant, à la tombée de la nuit, sur un breakbeat fraîchement roulé (« Aware of Love »). Un mot pour dire aussi que les lyrics ne sont pas toujours à la hauteur : la house et le relationnel de toutes sortes, d’autres en font encore le tour. Sorti de ça, « Shining Stars » est un album de dance music suffisamment dépaysant pour intriguer les consommateurs avertis. Gregory Papin
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