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Ian Simmonds
Return to X
Studio K7
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Musicien dramaturge hors du commun, Ian Simmonds affectionne les mises en scènes légèrement sinistres. Comme dans son autre projet Juryman, sa musique est cinématique et un peu dérangeante, tout dépend d’où l’on se place. Et la darkness apparente de ces sonorités suaves lui confèrent un côté introspectif largement plus répandu dans la bedroom electronica que dans sa famille musicale. Pas balnéaire pour un sou donc, la musique de Ian s’accommoderait plutôt du soleil hivernal et de plages vides, voire d’un certain désarroi suffoquant. De l’anonymat aussi. Qu’on ne se leurre pas pour autant en imaginant que « Return to X » s’écoute dans la souffrance, même s’il conduit bien à la méditation. Contrebasse farouche et jazz drums brouillons se laissent effleurer par les sonorités sanguinolentes, véhicules du mysticisme exacerbé de l’auteur (« The Manta »). Parfois le beat s’emballe (« No Bamboo », « Blues For V.C. »), mais pas question de danser pour autant. C’est que ces compositions intuitives marchent par paliers : les premières minutes servent d’antichambres, mais au break, on ne peut plus jurer de rien (« Ocean Hill »). « Return to X » : un album de jazz séquencé, écorché, et donc charnel. Ca veut tout dire. Claustrophobes s’abstenir. Gregory Papin
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