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Troublemakers
Doubts & Convictions
Guidance
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Paradoxalement, les Troublemakers ne montent pas de Marseille pour mettre le boxon. Le trio serait même plutôt, au vu de ce premier effort, du genre bien élevé. Bien élevés au jazz, au funk, à l’afrobeat, aux soundtracks, un peu à l’electro et à la soul : une éducation qui transparaît en permanence dans « Doubts & Convictions ». Mélodistes dans l’âme et producteurs chevronnés, leurs arrangements d’instruments (samples et invités, ils ne jouent de rien eux mêmes) ne provoquent pourtant pas la stupeur, il faut en convenir, et pour une raison simple. Ces architectures séquencées rappellent ce que faisaient les gars de Mo Wax avec des beats rap, en plus rythmé et plus complexe donc. Certains d’entre vous grilleront quelques échantillons si vous n’avez que ça à faire de les traquer mais, dans le fond, ces compositions ‘funk électronique’ sont rudement bien faites, en versant parfois dans le gigantisme (« Chez Roger Boite Funk »), d’autres fois dans le gangstérisme (« Too Old To Die »). L’écoute de «Doubts & Convictions » sera méditative ou ne sera pas, à part le titre « Groover is Back » qui, lui, se prêtera sûrement au déhanchement, en bonne compagnie. Ca se termine avec un ultime hommage intitulé « Black City », suspense de dernière minute, languissant et envoûtant, à l’image de cet album. Et après, promis, direction le vrai cinéma. Gregory Papin
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