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Doctor L
Temple On Every Street
FAT
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Il a été batteur de rock dans les années 80 (Rita Mitsouko ou Taxi Girl quand même), producteur de rap français expérimental (Assassin) ou grand public (Passi). Producteur du superbe album de Tony Allen, « Black Voices ». Doctor L a fini par débarquer sur la scène électronique avec un album introspectif et touffu, « Exploring the Inside World ». Il a utilisé pour ce faire, et sans modération, la technique de collage de samples chère aux b boys et à DJ Premier, changeant juste le contexte. « Temple On Every Street » est un disque plus écrit, plus maitrisé. Il a décidé pour le coup de n’échantillonner que ses propres sources sonores (des instruments et des sons auto produits), et s’essaye à la chanson. Sans structure prédéterminée cependant. C’est pourquoi ce nouvel album sonne très live : échanges d’arpèges, notes qui traînent, quelques scratches intercalés et aspirations synthétiques intempestives troublent sans cesse le cours normal des choses. On a du mal à croire qu’il est quasiment le seul à jouer dessus, mis à part deux ou trois exceptions. Ces chansons recherchées et intenses, empreintes de blues ‘actualisé’, évoquent d’improbables jam sessions du bout de la nuit (« The Wheel Turns », le poignant « I Got So Much Trouble To See »). Et parfois le Doctor se rapporche plus des genres en vogue, mais attention, sans se brûler ! Le morceau titre est ainsi un monologue dispensé par dessus un beat house sourd dont on dirait qu’il a traversé les murs. L’album de la maturité, ou quelque chose comme ça. Gregory Papin
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