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DJ Rush
Shall We Dance
Pro Jex
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OK. On peut légitimement accuser DJ Rush de jeunisme appuyé, affligeant dirons certains. Et le maquillage ne lui va pas aussi bien que Cajmere. Mais en tant que représentant du son pas très catholique des ghetto trax de Chicago, des productions intransigeantes de DJ Funk ou Dancemania, on aurait tort de le laisser filer sous de mauvais prétextes. Parce qu’il n’y a pas que les gentilles ritournelles dans la vie, la musique de Isiah Major aka DJ Rush, elle, tape dur. On est ici en présence d’un monstre de la hard house minimale et hargneuse, celle qui provoque des frissons uniques après mise en condition. Force brute des pulsions rythmiques, boucles chimiques incendiaires, cut ups vocaux explicites : ces tracks de DJ Rush, calculés pour la meilleure exploitation de la piste, sont des combustibles franchement dangereux. Aussi éphémères que directs. Dieu sait ce qu’il adviendra au dancefloor après avoir posé certaines de ces galettes. La double compilation « 97/99 Motherfuckin’ Tracks » est correcte, mais on préférera l’album « Shall We Dance », un peu plus arty, enfin je me comprends. Notamment pour ces quelques moments forts : la charge « America », le brûlant « Sex Me All Night Long », le sadique « Never Let Go », la soul crue de « Revelation » ou le saignant « 1-2-0 Max » / original mix. Nasty, comme on dit sur place. Ou tordu. Gregory Papin
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