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Alton Miller
Rythm Exposed
Distance
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Alton Miller est un pionnier de la house originaire de Detroit et installé à Paris, et son premier album, « Rhythm Exposed », qui arrive après une flopée de maxis sortis depuis 1991, est là pour l'attester. Tout prouve l'expérience du bonhomme : la production impeccable, les superbes percus (comme Joe Claussel, Alton est à l'origine un percussionniste), le tempo qui prend différentes formes. De la house qui ouvre l'album (le titre éponyme « Rhythm Exposed ») au pur garage (« Love Ballads », sur lequel il chante), au downtempo le plus abstrait (« For All Time »), les volutes jazzy (« Vibrations »), les samples euphorisants (« Alone ») toutes les facettes de la house sont ici exposées. Pour la petite histoire, à la fin des années 80, Miller était résident du Music Institute, haut lieu historique de la house, en compagnie de Chez Damier. Depuis il a fait le tour du monde des dancefloors, accumulant au fil de ses sets l'inspiration qui aboutit à ce premier LP, qui sort chez Distance. Un album que l'on qualifiera de classique, avec tout ce que ça sous-entend : du travail bien fait, dans la tradition, mais avec quand même un manque d'audace dans la production. On peut rapprocher son travail de celui de Glenn Underground. Tous les deux sont de bons musiciens, connaissent la house par coeur, mais ne s'aventurent pas sur des chemins tortueux. Christophe Borie
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